Tableau complet des classes énergétiques

Le tableau ci-dessous donne les seuils pour Bruxelles. Pour la Wallonie, les seuils sont légèrement différents pour les classes intermédiaires (voir notre page sur le PEB Wallonie).

ClasseConsommation (kWh/m².an)CouleurProfil typique
A++≤ 0Vert très foncéBâtiment passif, neuf récent
A+0 - 45Vert foncéNeuf très performant
A45 - 95VertRénovation lourde
B95 - 150Vert clairBonne isolation
C150 - 210Jaune-vertIsolation acceptable
D210 - 275JauneIsolation partielle
E275 - 345OrangeFaible isolation
F345 - 420Rouge-orangeTrès peu isolé
G> 420RougeNon isolé du tout

Classe A++ et A+ : la performance maximale

Les classes A++ et A+ correspondent à des bâtiments dont la consommation est très basse, voire négative (le bâtiment produit plus qu’il ne consomme grâce aux panneaux photovoltaïques). On retrouve cette performance principalement dans les constructions neuves post-2018 et dans les bâtiments passifs. Une isolation très poussée du toit, des murs et du sol, une triple vitrage, une ventilation double-flux avec récupération de chaleur et souvent une pompe à chaleur en sont les caractéristiques typiques.

Classes A et B : objectif rénovation lourde

La classe A correspond à un bâtiment ayant fait l’objet d’une rénovation lourde et complète, ou à une construction neuve standard. La classe B est typique d’une bonne rénovation ou d’un neuf basique. Pour passer d’une classe D ou E vers une classe B, il faut généralement combiner isolation du toit (R ≥ 4,5), isolation des murs, remplacement des fenêtres par du double vitrage haute performance, et installation d’une chaudière à condensation ou pompe à chaleur.

Classes C et D : le standard du parc immobilier

Les classes C et D représentent la majorité du parc immobilier belge. Un bâtiment de classe C est confortable et peu consommateur. La classe D commence à être considérée comme insuffisante par les acheteurs informés, et entraîne souvent une négociation à la baisse du prix de vente.

Pour passer d’une classe D à C, des travaux ciblés suffisent généralement : isolation complémentaire du toit, isolation des murs creux par injection, et remplacement éventuel de la chaudière.

Classes E, F et G : rénovation prioritaire

Les classes E, F et G sont considérées comme énergétiquement insuffisantes. Le bâtiment consomme beaucoup et entraîne une facture énergétique élevée. Sur le marché de la vente, ces classes provoquent une décote significative du prix (10 à 25 % par rapport à un bien comparable de classe C ou D).

En Wallonie et à Bruxelles, aucune obligation formelle de rénovation n’est encore imposée pour ces classes (contrairement à la Flandre où une obligation s’applique depuis 2023 pour les classes E et F lors de la vente). Cependant, les stratégies régionales de rénovation prévoient un alignement progressif.

Que faire pour améliorer la classe ?

Les leviers principaux de rénovation, classés par impact moyen sur la classe :

  • Isolation du toit : impact 1 à 1,5 classe
  • Isolation des murs creux : impact 0,5 à 1 classe
  • Remplacement de la chaudière par pompe à chaleur : impact 1 à 2 classes
  • Pose de panneaux photovoltaïques : impact 0,5 à 1,5 classe selon puissance
  • Remplacement du simple ou ancien double vitrage : impact 0,5 classe
  • Ventilation double-flux : impact 0,3 à 0,5 classe

Sources officielles

Pour la méthodologie complète de calcul, consultez environnement.brussels (Bruxelles) et energie.wallonie.be (Wallonie).

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